Merci d’être avec nous sur la Radio Inzamba Agateka Kawe. Nous sommes mardi 01 avril 2025, et c’est le moment du journal en français. Voici d’abord les principales articulations de l’édition d’aujourd’hui.
- Tout d’abord, un responsable de la distribution d’engrais destiné aux cultivateurs de riz a été arrêté par la police à Bubanza pour détournement et revente illégale. Les agriculteurs demandent aux autorités de renforcer la surveillance pour éviter que l’engrais ne leur échappe encore une fois.
- Ensuite, la corruption gangrène le fonctionnement du parking du marché central de Bujumbura, où des policiers chargés de la sécurité exigent des pots-de-vin pour prioriser certains passagers, un phénomène de corruption qui inquiète profondément l’ONG PARCEM qui appelle à un renforcement du cadre légal et à une mobilisation citoyenne pour lutter contre ce fléau.
- Enfin, les habitants de la colline Cibari, dans la zone Munagano, dénoncent l’absence d’électricité qui freine leurs projets de développement et limite leurs opportunités économiques. Vous aurez plus de détails dans ce journal.
Voilà pour les titres. Restez avec nous, développements suivent dans un instant.
Madame monsieur bonsoir et bienvenue dans cette édition.
L’une des personnes chargées de distribuer l’engrais destiné aux cultivateurs de riz dans la province de Bubanza a été arrêtée par la police la nuit dernière. Selon les informations recueillies, elle est accusée d’avoir détourné cet engrais en le faisant transiter par des intermédiaires, appelés « commissionnaires », afin de le revendre illégalement. Les agriculteurs exhortent les autorités et la police à renforcer la surveillance de la distribution, car il est fréquemment constaté que l’engrais, au lieu de leur parvenir, est détourné puis revendu. Les détails avec Pacifique Nkeshimana.
Merci à toi Pacifique Nkeshimana.
Dans un autre registre judiciaire, le tribunal de grande instance de Muyinga a condamné, lundi soir, le policier Anicet Niyonzima à la réclusion à perpétuité pour le meurtre de sa conjointe, Violette Tuyisenge. Les faits remontent à la matinée du 20 mars dernier, lorsque Niyonzima a égorgé sa victime avant de décapiter son corps. Il a ensuite transporté et abandonné le corps mutilé sur la colline Kayenzi, en zone Cumba, à environ 10 km du centre urbain de Muyinga, où il a été découvert le 21 mars. En plus de la peine de prison, le tribunal a condamné Anicet Niyonzima à verser 50 millions de francs burundais à la famille de la défunte à titre de dommages et intérêts. À défaut de paiement, le tribunal se réserve le droit de confisquer ses biens pour en tirer cette somme. Il devra également s’acquitter de 4 % des 50 millions pour le compte du trésor public. Si le condamné ne fait pas appel, il sera exposé sur une place publique au centre urbain de Muyinga. À noter que les frais de justice ont été abandonnés.
Restons dans la province de Muyinga, mécontentement de la population de la colline Cibari, zone Munagano, commune et province de Muyinga, contre la REGIDESO. Ces habitants déplorent le manque d’électricité, qui freine leur développement, malgré leur volonté de créer de petites entreprises pour assurer leur autonomie économique. De son côté, la REGIDESO affirme comprendre leurs préoccupations et a promis de procéder au raccordement électrique dans les prochains jours. Les précisions avec Eddy Claude Nininahazwe.
Le journal poursuit, des actes de corruption sont observés chez les policiers chargés de la sécurité au parking du marché central de Bujumbura. Les usagers de ce parking, qui l’empruntent pour se déplacer, se plaignent de longues heures d’attente, pouvant aller jusqu’à sept heures. Même lorsqu’un bus arrive, seuls ceux qui ont versé des pots-de-vin aux policiers sont prioritaires. Les détails avec Alexis Kubwimana.
Merci également à toi Alexis Kubwimana.
L’ONG PARCEM tire la sonnette d’alarme face à cette corruption qui ne cesse de s’étendre. Selon le dernier classement de Transparency International, le Burundi figure désormais parmi les pays les plus corrompus d’Afrique, occupant la 48ᵉ place. Pour PARCEM, cette dégradation est le fruit de nombreux détournements de fonds publics, de l’enrichissement illicite et de la corruption à tous les niveaux de l’administration. Une situation qui, selon Faustin Ndikumana, directeur national de PARCEM, contribue à appauvrir davantage la population burundaise.
Faustin Ndikumana propose de renforcer l’efficacité du cadre légal de lutte contre la corruption et d’encourager une plus grande implication des citoyens dans ce combat. On l’écoute à nouveau.
C’est ainsi que nous refermons cette édition d’aujourd’hui. Merci de l’avoir suivie et merci également à toute l’équipe qui a contribué à sa production. Passez une excellente soirée et à très bientôt sur la Radio Inzamba Agateka kawe.
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